On ramassait déjà le galet à la fin du XVIII ème siècle. C'est à la fin du XIX ème siècle que son exploitation se développa. Ce petit métier traditionnel de la mer a fait vivre de nombreuses familles du Tréport. C'est à la main et souvent par les femmes que s’effectuait le ramassage des galets. Ainsi, le dos courbé, par tous les temps, aux rythmes sempiternel des marées, les galets étaient ramassés, triés et calibrés en fonction de leur taille, et de leur forme, et de leur couleur.
Les galets les plus courus étaient ceux de forme ronde et de couleur grise. Les (rouillés) quand à eux n'avaient pas leur place.
Un ramasseur de galets ne peut rien faire sans son cheval. Les galets étaient chargés dans les hottes jumelles de manière identiques pour ne pas déséquilibrer l'animal.
C'est lui qui remontait la grève jusqu'au pied des falaises ou, de lui même, il s'arrêtait. Son maître venait alors débloquer les sangles pour libérer le contenu des deux hottes. A savoir qu'une charge représente trois cent kilos.
Les galets forment un cordon au pied de la falaise, et la protégeant de l'érosion. Depuis 1985, il est interdit d'exploiter les galets du littoral de la Seine-Maritime.
Les galets ronds sont les plus recherchés. On s'en sert dans l'industrie comme broyeur, pour obtenir une poudre fine qui entre dans la composition des médicaments, des produits de beauté ... Le galet de couleur grise est très riche en silice. Une fois cuit à 1600° C, il est utilisé dans la peinture, la Faïencerie (en Angleterre, la célèbre porcelaine Wedgwood), et également dans les pâtes dentifrices.